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TENDANCE OUEST – LE GRAND FRISSON LE 26 MARS 2015 A ROUEN

La Cie des Femmes à Barbe : le grand frisson des singeries du jeudi Loisirs

La Cie des femmes à barbe offre une fois de plus un spectacle réjouissant aux ressorts audacieux: du grand art.
© Elodie Laval

La Cie des Femmes à Barbe : le grand frisson des singeries du jeudi

10h11 – 27 mars 2015 – par E.L.

Dans la tradition du théâtre de Grand Guignol, les talentueux membres de la Cie des Femmes à barbe ont imaginé une pièce improvisée avec la complicité du public, jeudi soir, au Muséum d’histoire naturelle.

Pièce unique, inspirée par un genre théâtral précédant l’avènement du film d’épouvante et du thriller, Le grand frisson, est le tout nouveau spectacle de la Cie inauguré ce jeudi au Muséum de Rouen. La Cie, invitée régulièrement par le Muséum, s’illustre encore par son sens de l’humour, l’imagination de ses membres et la complicité évidente qui les unis.

Animé par un maître de jeu et son assistante, le spectacle évolue au cours de la soirée de manière interactive. Le public est d’abord invité à donner un titre à la pièce et à établir des liens entre les quatres personnages principaux. Avec ces quelques éléments, bien sûr improbables, les acteurs réussissent à nous surprendre par la facilité avec laquelle ils brodent des personnages complexes et des intrigues audacieuses. En quatre tableaux, les ressorts de la pièce évoluent grâce aux idées du public et au hasard, puisque après avoir ,grâce au tarot, fournit quelques traits de la personnalité des protagonistes, l’assistante du maître de cérémonie manipule une roue du destin pour selectionner à chaque étape une nouvelle option de jeu.

C’était donc en Ecosse que se déroulait ce premier épisode du Grand Frisson, une pièce baptisée « Attention au Whisky » ou d’obscures histoires d’héritage et de maltraitance venaient noircir admirablement le tableau.

Dans une ambiance musicale angoissante, d’orgue et d’accordéon, les comédiens nous ont embarqué dans un univers fantaisiste, effrayant et drolatique jusqu’à un final brutal et barbare dans la pure tradition du grand-guignol: un spectacle cathartique et terriblement enthousiasmant.

http://imprimerienocturne.com/2015/04/13/mythos-2015-le-grand-frisson/

Mythos 2015 : Le Grand Frisson des Femmes à Barbe au Vieux St Etienne

Le Grand Frisson, la nouvelle création de la Compagnie des Femmes à Barbe menée par Gwen Aduh, comédien magicien à multiples facettes, ayant frayé avec les 26000 Couverts et habitué du festival et de la région.

Trois ans après le dernier cabaret de Münchausen, proposition en trilogie qui avait beaucoup plu à Mythos les années passées mais s’était peut-être essoufflée à force de cabotinages de comédiens récurrents, Gwen Aduh revient à Mythos avec un genre oublié : le « grand-guignol », renouvelant ainsi les thèmes de la compagnie tout en restant attaché à la forme du théâtre d’improvisation et à l’étrange.

cie-femmes-a-barbe-grand-frissonC’est au Vieux St-Étienne que s’est tenu le Grand Frisson le samedi 11 avril. À l’intérieur de l’ancienne église, les spectateurs s’installant dans les gradins réalisent d’ailleurs rapidement que les gros plaids proposés à l’entrée seront salvateurs. Ces conditions extrêmes sont vite assimilées, et l’on s’amuse à observer le décor planté dans la pénombre en contrebas des fauteuils : grand écran de fond de scène teinté d’une lumière rouge, à droite un pan de bibliothèque et ses faux livres en cuir, un vieux secrétaire en bois peint sur lequel trône discrètement un petit globe terrestre lumineux, sur un autre pan de mur est clouée une grande roue peinte d’une rose des vents ; à gauche un piano patiné, et derrière lui, comme formant un banc de touche, 4 chaises.

La salle s’est remplie, les plaids couvrent les genoux, parfois jusqu’aux épaules, la lumière se tamise : le spectacle d’improvisation grand-guignol de la Compagnie des Femmes à Barbe peut commencer.

« Et il faudra du sang, du bain de sang et des borborygmes d’agonie. »

Craquement des baffles, une ombre chinoise figurant une nuit d’orage digne d’une introduction d’épisode de Scooby Doo ou d’un film d’Edward Wood apparaît sur l’écran ; une voix « off » grandiloquente expose l’histoire de ce genre théâtral disparu, né à la fin du 19e pour faire frissonner le bourgeois de Montmartre à grands coups de macabre, de sensations fortes et d’érotisme, et éclipsé petit à petit par le cinéma d’épouvante qui a raison de lui dans les années 50.

cie-femmes-a-barbe-©EMais rien n’est fini, car pour un peu plus d’une heure, il va renaître sous nos yeux et sous la houlette de Gwen Aduh. Tel un deus ex machina ostentatoire, il va orchestrer derrière son bureau et son masque squelettique une pièce unique : les lieux, les relations entre les personnages, leurs enjeux, l’enchaînement des scènes et les noirs. De temps à autre il va même distiller des germes de revirements de situation ou faire rejouer une scène qu’il juge unilatéralement inutile aux comédiens parfois pris au dépourvu mais jamais à court !
Durant toute l’improvisation, il tient son rôle de script consciencieux, recadrant avec précision extrême et non sans une certaine espièglerie mais aussi fermeté ses comédiens guidés par une série de contraintes émanant qui d’un tirage de tarot de la voyante assistante lumière, qui du public, qui du pianiste inspiré. Quand le Maître de Cérémonie décide de ne pas décider, la roue tourne sur son pan de mur pour aiguiller petit à petit le destin des personnages.

Les scènes se succèdent et font avancer l’intrigue patiemment vers un dénouement inéluctable que le public jubile d’attendre. Le pianiste pose et improvise une ambiance sonore mystérieuse et inquiétante.
Il ne peut en rester qu’un, nous dit-on. C’est le jeu du genre. Et il faudra du sang, du bain de sang et des borborygmes d’agonie. La voyante, telle une assistante d’un jeu télévisé, inscrit sur les bords de la rose des vents les 4 noms des personnages de notre pièce improvisée. Celui qui sera tiré survivra. Une dernière option est ajoutée : « ils meurent tous »…

La roue tourne une dernière fois, et pour cette fois seulement on nous cache le verdict ultime. Seuls les 4 comédiens vont tour à tour prendre connaissance du résultat. Notre Monsieur Loyal attitré découvrira l’issue comme nous, autant que le pianiste qui semble se délecter à l’idée de se faire surprendre par ses comparses.

L’histoire en elle-même ne sera pas dévoilée ici car une improvisation racontée n’a que peu d’intérêt. Elle restera sur la scène du Vieux Théâtre. L’intérêt est d’expérimenter le spectacle, et d’être conquis par la réactivité avec laquelle les comédiens incarnent au fil des répliques la trame qu’ils inventent, et les  »peaux de banane » plutôt affectueusement lancées par le MC, sur lesquelles ils surfent avec adrénaline et inventivité pour créer un canevas dramatique improbable et d’une complexité étonnante.

Notre soif de suspense, d’humour noir, de grotesque et de terrifiant est comblée, et le retour de Gwen Aduh et ses nouveaux acolytes sur la place rennaise certainement réussi.


les5pièces.com

« Le grand frisson »
de la Compagnie des femmes à barbe

Du 12 au 16 avril 2016

Une réussite

NOTRE AVIS : UNE RÉUSSITE

Spécialiste de l’impro, la compagnie des femmes à barbe célèbre le théâtre granguignolesque à travers un spectacle construit avec la collaboration du public. Chaque représentation est unique pourvu que les éclats de rires répondent aux éclaboussures de sang.

La pièce en bref

La compagnie des femmes à barbe n’en est pas à son premier tour de piste. Depuis 17 ans, elle propose de nombreux spectacles d’improvisation particulièrement réussis comme Les Faux British (actuellement au Théâtre Saint-Georges) ou La taverne Munchaüsen. Pas étonnant quand on porte en son sein la crème des champions de France de la ligue d’impro ! Ils ont à coup sûr plus d’un tour dans leur sac et leur moulin à paroles. Dans ce spectacle, les femmes à barbe ont décidé de rendre hommage à l’âge d’or du Grand Guignol, genre théâtral tombé dans l’oubli à partir de la seconde moitié du XXème siècle, qui mêle horreur sanguinolente et humour burlesque, le tout dans un esprit résolument subversif.

Gwen Aduh en monsieur Loyal sarcastique interpelle le public afin de choisir l’année et la ville où prendra place le spectacle du soir : Rome. 1944. Le titre ? « Chaleur au couvent ». On détermine en groupe qui jouera qui, avec qui, comment et pourquoi. Tout en laissant une marge de manœuvre suffisamment souple aux comédiens pour qu’ils s’adonnent à leur art de l’impromptu. Et c’est parti pour un défilé de scènes improvisées, où le fil conducteur de l’histoire s’invente au fur et à mesure qu’il se prononce. Si les spectacles d’impro ont souvent le défaut d’être bancals, il faut reconnaître ici le talent et la créativité des comédiens, qui rendent ce spectacle tout bonnement délirant. Sous l’aile de Gwen Aduh, les longueurs ne sont pas permises et ce metteur en scène en live corrige les digressions, recentre l’histoire, oriente parfois les personnages tout en prenant compte des remarques et désirs des spectateurs. Pas de temps mort donc. Une intrigue simple que la troupe ne prend pas le risque de laisser totalement à la merci du public qui comme on le sait, a une imagination de mollusque séché.